Pour les restaurations numériques CAO/FAO, il existe aujourd'hui un large choix de matériaux présentant des propriétés variées.
Chaque situation clinique nécessite-t-elle réellement un matériau spécifique, ou est-il possible de couvrir la majeure partie des restaurations quotidiennes avec quelques matériaux éprouvés ?
La plupart des restaurations CAO/FAO poursuivent des objectifs thérapeutiques similaires :
préserver autant que possible la substance dentaire dure
Rétablir la fonction de manière fiable
Obtenir un résultat esthétique satisfaisant
Concevoir un traitement efficace
Qu'il s'agisse d'un inlay, d'un onlay, d'une couronne partielle ou d'une couronne unitaire, bon nombre de ces restaurations diffèrent certes par leur conception, mais imposent des exigences comparables en matière de matériaux et de flux de travail.
Un choix plus large de matériaux élargit en principe les possibilités de traitement.
Mais cela augmente également la charge de travail liée à :
la gestion des matériaux
le stockage
la formation
la sécurité d'utilisation
la standardisation des processus
Chaque nouveau matériau vient alourdir les exigences imposées à l'ensemble de l'équipe. C'est pourquoi, pour de nombreux cabinets, la question ne se limite pas à savoir quels matériaux sont disponibles, mais aussi lesquels sont réellement utilisés de manière régulière.
Avec l’expérience, l’accent n’est souvent plus mis sur la plus grande diversité possible de matériaux, mais sur la question de savoir quels matériaux couvrent de manière fiable un champ d’indications aussi large que possible.
Pas un matériau spécifique pour chaque situation.
Mais un concept de matériaux clairement défini pour les applications les plus courantes.
Cette approche peut contribuer à simplifier les processus et à rendre le flux de travail numérique plus cohérent.
Dans la pratique quotidienne, ce ne sont souvent pas les caractéristiques individuelles qui sont déterminantes, mais la capacité d’un matériau à s’intégrer dans des protocoles de traitement récurrents.
Les critères suivants peuvent par exemple être pertinents :
l'adéquation à des indications courantes
Compatibilité avec les approches préservant la substance dentaire
Utilisation dans des espaces restreints
des résultats cliniques prévisibles
Intégration dans les flux de travail au fauteuil existants
Plus un matériau répond à ces exigences, plus il a de chances de s'intégrer durablement dans un protocole de traitement standardisé.
Aujourd’hui, la question n’est souvent plus :
« Quel matériau présente les meilleures propriétés ? »
Mais plutôt :
Quel concept de matériau répond le plus efficacement aux exigences cliniques les plus courantes ?
C’est précisément pour cette raison que l’approche stratégique du portefeuille de matériaux revêt une importance croissante.